Première sortie agricole pour le nouveau sous-préfet d’Aubusson

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Chiffres à l’appui, Laurent Romain, technicien de GDA d’Aubusson-Auzances, a présenté les conséquences économiques de la sécheresse pour le GAEC du Montcorps à M. le sous-préfet. Les 3 associés, Jean-Pierre, Nathalie et David Bussière élèvent 175 bovins charolais en système naisseur et 100 brebis. L’exploitation autoconsomme la totalité des céréales et du maïs ensilage qu’elle produit. En raison de la sécheresse, 25 hectares ont été pâturés au lieu de fournir 90 T de fourrage de 2e coupe consommable en hiver. Depuis le 1er aout, 92T de foin ont déjà été consommées. A ce rythme-là, mi-février ils n’auront plus de fourrage pour nourrir leurs animaux. Une soixante de veaux sont déjà nés, d’autres sont encore à venir. C’est à ce moment que les besoins alimentaires des mères sont les plus importants. Elles doivent manger suffisamment pour produire le lait qui alimente leur veau. Il manque deux mois de stock de fourrage pour tenir jusqu’à mise à la pâture, autour du 20 avril prochain. Six hectares de renouvellement de prairie n’ont pas été planté car les sols sont trop secs et qu’il gèle déjà le matin. Avec ce non renouvellement, l’exploitation aura 110 T de marchandises en moins au printemps 2019. La sécheresse de l’été 2018 n’a pas uniquement des répercutions sur la période hivernale mais également sur l’année à venir. Par manque de nourriture, les associés ont réformé 45 femelles, ce sont 45 veaux qui manqueront sur la prochaine campagne.

Maxence Den Heijer, lors de cette première rencontre avec le monde agricole a souhaité rassurer la quarantaine d’agriculteurs présent : « La priorité actuelle pour la Préfecture et la DDT est bien la sécheresse. Nous faisons notre maximum pour que le dossier de demande en calamité agricole reflète la situation du département et aboutisse. L’objectif est de travailler ensemble pour avoir le meilleur dossier possible. »

Malgré les efforts des agriculteurs pour s’adapter à la sécheresse, ils n’arriveront pas à nourrir leurs animaux tout l’hiver sans soutien financier. Le monde agricole creusois à besoin d’une aide financière conséquente et rapide. Cet argent ne restera pas longtemps dans les trésoreries des exploitations, il sera réinjecté aussitôt dans l’économie locale par l’achat de fourrage et d’aliments.

MR

Bienvenue en Creuse

Toutes les émissions dans la médiathèque